Un jour, j’avais 18 ans, j’ai écrit un hymne à la mort : « que le Feu me brûle, que l’Eau me noie, que l’Air m’aspire et que la Terre me broie. » Cela me semble bien loin.
Aujourd’hui, hymne à la vie, je voudrais dire « que le Feu nous apporte la force, que l’Air nous porte, que l’Eau nous berce, que la Terre amortisse nos chutes. »
Serrer les dents
à en avoir mal à la machoîre
Silence d'une écurie,
rompu par un sabot qui gratte le sol.
Mastication lors des repas,
repos pour l'esprit.
Admirer un cavalier travailler sa moitié,
loin des cancans des bavards.
Observer la danse du couple,
le sérieux du maître concentré,
la force et la souplesse de ces monstres de beauté.
Je rêve,
je rêve d'un jour y parvenir,
Finesse des aides,
fixité du corps,
sensation des moindre gestes de ma monture
...
je rêve, rêve ...
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